Paroles recueillies
Habitants, soignants, commerçants, bénévoles : des récits intimes des journées du 13 mai pour transmettre la mémoire.
« On entendait la ville brûler sans pouvoir rien faire. Le ciel était orange toute la nuit. »
« Vingt ans de travail. Il a fallu une nuit pour tout réduire en cendres. »
« On a appris à soigner avec les moyens du bord, entre deux barrages. »
« À dix-neuf ans, j'ai vu ma ville devenir un endroit que je ne reconnaissais plus. »
« On éteignait un foyer, et trois autres reprenaient derrière nous. »
« Mes élèves m'ont demandé si l'école existerait encore. Je n'avais pas de réponse. »
« Chaque trajet était un calcul : quelle route est encore ouverte aujourd'hui ? »
« À mon âge, je n'avais jamais vu la Calédonie ainsi. »
« On a continué à nourrir les autres, parce que c'était notre manière de tenir. »
« Raconter sans attiser, informer sans trahir : ce fut le fil le plus mince. »
« On a monté des veilles, des tours de garde. On a réinventé le voisinage. »
« Les blessures les plus profondes ne se voyaient pas. Elles arrivent encore aujourd'hui. »
« Reconstruire, c'est aussi une façon de répondre. Avec ses mains, pas avec sa colère. »
« On a vu le pire et le meilleur la même semaine, parfois la même heure. »
« Je veux que ma génération se souvienne, pour que ça ne recommence pas. »